l’église Saint Gilles, entre les légendes et l’Histoire

 

 

L’abbatiale de Saint-Gilles :

entre  légendes et histoire….

L’OURS DE GODERAN…

Il était une fois…un saltimbanque du nom de Goderan qui
sillonnait la région accompagné d’un ours savant. Il venait, dit la légende, de Saint-Gilles du Gard, et, parvenu en région mosane,  l il  fut saisi du désir de consacrer sa vvie à Dieu et de vivre en ermite. Pour construire son ermitage,   c’est son ours qui tracta la charrette remplie des matériaux  nécessaires à  la construction du petit bâtiment. 

 image001

 

.ET LA BICHE DE SAINT GILLES

Or, Du temps de Charlemagne, une biche affolée, poursuivie par une bande de chasseurs vint chercher refuge auprès du bon saint Gilles.

Les oreilles couchées sur le cou, le museau dans sa manche, elle venait chercher protection …

La biche fut sauvée, mais le chasseur avait eu
le temps de 
décocher sa flèche qui vint se planter …dans la main de Saint Gilles ! Pour tenter de se faire pardonner, le chasseur offrit à Gilles la seule chose que le Saint voulut bien accepter : la direction  d une abbaye sur les hauteurs de Liège…

Il ne fait aucun doute que cette légende est à l’origine de la dévotion populaire
à saint Gilles qui guérit de la peur et des angoisses.

« Pour de vrai » :A la fin du IXème
siècle, croit-on, un chantre de l’abbaye de Saint Lambertreçut de eranger, abbé de la trèriche abbaye de aint-Laurent et anccien abbé de Saint-Hubert,   un  lopin de terre perdu dans la forêt mal famée du Publémont, au-dessus de Liège…,  pour y constrire un oratoire et y  vivre en ermite.  -, Il le  le dédia à saint Gilles, un saint déjà vénéré dans la région de Saint-Hubert.   L’oratoire construit par ce Goderan, était probablement situé sous le chœur actuel de l’église. Le petit oratoire attira quelques autres priants.
et, tout naturellement, son emplacement sur la route vers la France  fit du prieuré  un « refuge des voyageurs.
Eu le prince-évêque Alberon décida d’ériger le prieuré  en d’abbaye, avec les revenus y afférents.  et afin de le soustraire à l’autorité des bénédictins de  saint-Laurent  Il y plaça  une communauté de chanoines réguliers de saint Augustin. , qui ne dépendrait que de l’évêque. La tour date exactement de cette année.

 

1895 : Le croirait-on?  l’église, qui ne pouvait alors contenir que 340 personnes, était devenue beaucoup trop petite pour une paroisse de 5000 âmes ! De plus, en ce début du XXème siècle, la fièvre minière, particulièrement forte sur le
plateau Saint-Gilles, avait sapé le sous-sol de kilomètres de galeries et
ébranlé  les assises de l’église ! Le conseil de fabrique dut se résoudre
à faire appel à un architecte gantois, Auguste Van Van assche qui avait déjà restauré les églises liégeoises Saint–Christophe et un portail de l’église Saint-Jacques .Entre autres modifications,  Il consolida l’église et en doubla le volume.

Claie haussée.